Pierre, au delà d’un stage d’observation

Aghilas (à gauche) et Pierre (à droite)

Auteur : Pierre de Maillard


Bonjour à tous, je m’appelle Pierre et j’ai réalisé un stage de 4 jours dans cette association à la fin de mon année de seconde. Je vais ici apporter mon témoignage :

J’ai beaucoup apprécié ce stage car j’ai réellement l’impression d’avoir découvert le monde associatif, d’avoir appris beaucoup de notions que ce soit d’un point de vue technique ou encore entrepreneurial car je suivais plutôt le quotidien de la présidente de l’association, Cécile qui accompagne plein de projets dont ceux de porteur de projet – entrepreneur pour le handicap ou les maladies chroniques.

J’en ai découvert un peu plus sur les problèmes que rencontrent les handicapés et je suis donc sensible à leur cause, surtout à la difficulté qu’ils peuvent présenter avec le monde du numérique. Si on n’adapte pas cet outil, nous allons creuser les inégalités. Je dirais que le seul manque de ce stage a été les rencontres avec de personnes en situation de handicap, car l’association était en création et n’avait pas encore de lieu d’accueil, ni d’ateliers organisés à cette période.

Par ailleurs, je constate qu’être confronté avec des personnes expérimentées m’a vraiment tiré vers le haut et je retire de ce stage c’est qu’il faut être proactif, provoquer les rencontres, oser pousser des portes, chercher les structures qui peuvent nous aider, ce qu’on ne fait pas forcément de manière autonome.

Lors de la semaine d’animation avec l’ADAPEI 69 et l’Espace Colab, du 28 juin au 2 juillet, j’ai également participé à un atelier « imprime en 3D » organisé par Autonabee. J’étais accompagnateur bénévole d’une personne en situation de handicap, Aghilas. L’atelier consistait à faire le parcours d’initiation d’un logiciel pour dessiner en trois dimensions (Tinkercad), et ensuite personnaliser une clé puis l’imprimer.

Nous avons donc commencé par importer des formes basiques comme des cubes par exemple et y apporter quelques modifications comme faire un trou dedans, le grossir, le déplacer en largeur, en hauteur…

La personne que j’accompagnais était intéressée et avait envie d’apprendre. Il arrivait à intégrer quelques fonctionnalités mais n’arrivait pas à les mémoriser sur un plus long terme. Il présentait aussi quelques difficultés avec la souris (confusion avec clic droit / clic gauche), et à se déplacer dans l’espace avec le logiciel. Il a finalement réussi à personnaliser sa clé et était très content de l’avoir conçue.

Manipuler des outils numériques au quotidien peut nous paraitre anodin, mais les personnes en situation de handicap sont très peu confrontées au monde du numérique ce qui creuse les inégalités pour trouver un emploi par exemple. Le fait de ne pas savoir maitriser ces outils rends l’autonomie bien plus difficile. Il faudrait pouvoir former ces personnes ou adapter les outils afin qu’ils puissent s’insérer plus facilement dans le monde du travail et développer des compétences.

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